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| | Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut | |
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| Auteur | Message |
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Sarahnia Devengeen

Feuille de personnage Âge: 28 ans Couleur de dialogue: #400404 Inventaire:
 | Sujet: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Jeu 29 Juil - 15:47 | |
| Mission terminée. Aucun contretemps. Je rentre à Sycher.
Oh, et, c'étaient des ours. Un léger sourire sur les lèvres, je roule le parchemin et le ferme à l'aide d'une ficelle. Quel pari stupide... La petite tête d'Argentine vient se frotter contre ma joue, me réchauffant le cœur. Je le caresse un instant, avant d'approcher le parchemin de son museau. « Pour Fil... » Argentine frotte sa tête dans le creux de ma main, et l'instant d'après, le parchemin disparait sans un bruit. Je souris à mon petit dragon, songeant à quel point il m'est précieux. Je me laisse ensuite aller à un soupir, puis me lève enfin, faisant vaciller Argentine sur mes épaules. Une pression un peu plus forte de ses griffes pointues m'arrache un grimace, mais je le laisse faire. Il n'a pas fait exprès, et ce serait injuste de le punir. Le ciel est magnifique... D'un bleu sans tache, clair dans la pâle lueur de l'aube... J'ai bien fait de me lever aux aurores. Si je ne perds pas de temps, je serai à Sycher avant demain soir. Un dernier regard pour le village... Ces gens étaient véritablement bons. Cela me réchauffe le cœur de savoir qu'il existe encore des gens naturellement bons sur terre, qui ne demandent rien en retour. Cela me fait presque mal de devoir les faire payer. Mais nous devons vivre, nous aussi. Je suis arrivée dans ce village hier, au matin. Un petit village anonyme en lisière de Bhürholz, comme il y en a tant. Les habitants nous avaient envoyé un émissaire pour une mission des plus banales : un monstre anormalement fort ravageant les troupeaux depuis trois saisons. Fil et Löra s'étaient alors lancées dans un pari stupide, dont l'objet était la nature du monstre à tuer. Fil penchait pour des loups, Löra pour des ours. Il s'avérait que Löra avait eu raison. Les monstres ne ressemblent pas toujours à quelque chose de clairement identifiable, mais dans le cas présent, il s'agissait clairement d'ours, presque deux fois plus gros que des ours normaux et dotés de mâchoires rappelant les piranhas. La routine en quelque sorte. Il ne faut jamais sous-estimer les humains, mais en ce qui concerne les monstres, je dois avouer être un peu plus laxiste. C'est pour ça que j'ai pris cette mission, en solo. Cela faisait trop longtemps que je n'avais plus goûté au combat réel, ça en devenait presque dangereux. Une petite mission de ce type, c'était l'idéal pour me remettre en jambes. Le soleil commence à monter dans le ciel. Perdue dans mes pensées, j'ai continué à avancer vers le Sud. La sueur commence à couler dans mon dos, il est temps de faire une pause. La lisière de la forêt est juste à ma droite. Je dévie du chemin pour y rechercher un peu d'ombre. Je tombe rapidement sur un gros rocher plat. Je me hisse à son sommet en quelques secondes, afin d'avoir une vue rassurante sur ce qui m'entoure. La plaine est calme au possible... Les champs sont déserts, et la plupart des animaux se cachent derrière moi, dans la fraîcheur réparatrice des bois. Un havre de paix apparent, qui dissimule probablement les pires dangers de Cosmos Stultus. Après une seconde de réflexion, je pivote légèrement, puis m'assois en tailleur de façon à avoir une partie de la plaine et une partie de la forêt dans mon champ de vision. Argentine déploie ses ailes, me gratifie d'une légère pression des griffes et, alors que je baisse la tête, s'envole dans un claquement d'ailes. « Ne t'éloigne pas trop. »Il donne un claquement d'ailes et part explorer un peu la cime des arbres, sans s'enfoncer dans les profondeurs de la forêt. Je m'autorise un sourire en contemplant le jeu de lumières de ses ailes, rendant chaque veinule de la fine membrane rosée apparente, dessinant une délicate dentelle sombre. Puis Argentine s'éloigne, et le dessin de ses ailes n'est plus visible. J'enlève alors mon sac à dos de mes épaules, et le place entre mes jambes repliées. Je défais tout d'abord les deux boucles de fer qui maintiennent le sac fermé, rabat le dessus et retire ma cape qui occupe tout le dessus du sac. Le contenu apparait enfin. Entre autre bricoles plus ou moins utiles au moment présent, j'extrais un morceau de papier roulé. A l'intérieur, plusieurs appétissants morceaux de viande de bœuf séchée font grogner mon estomac à leur simple vue. J'en prends un et le mords avidement. Ainsi commence le combat de tout les jours pour réussir à arracher à coups de dents un morceau raisonnable au lambeau de viande. Et puis finalement, comme chaque jour, la raison l'emporte sur mes instincts d'affamée perpétuelle, et je sors le couteau de ma manche pour découper proprement la viande. J'agrémente mon repas d'un petit pain de seigle, puis une fois ma portion de viande terminée, je bois deux longues rasades d'eau fraîche à ma gourde. La chaleur m'inciterait facilement à en boire plus, mais tant que je n'aurai pas gagné le fleuve je dois économiser. Ma gourde n'est pas bien grande. J'attaque un second morceau de viande, et Argentine reparait. Il se pose de façon un peu pataude devant moi, ce qui m'arrache un petit rire, et claque des mâchoires en couinant pour réclamer sa part du repas. « Comme si tu ne venais pas de chasser à l'instant ! Allez va, régale-toi. »Sur ces mots je lui découpe un petit morceau de viande, le place dans ma main et la lui présente, tendue. Il ne se fait pas prier ! Deux secondes plus tard le morceau de viande est entre ses pattes, bien maintenu, et sa petite tête vient en arracher des morceaux de ses dents pointues. Je le regarde quelques instants, songeuse, puis me découpe un dernier morceau. Je range ce qu'il reste de la viande dans mon sac, le referme avec attention et le replace sur mes épaules. Argentine s'étire, passe sa langue pointue sur ses lèvres écailleuses et escalade mon bras tendu pour retrouver sa place favorite sur mes épaules. Et à en juger par la posture qu'il adopte, je le trouve bien parti pour une petite sieste. Je me lève, et saute du rocher pour me retrouver sur la terre ferme. Une petite bourrasque m'incite à plisser les yeux, alors que je réfléchis à la marche à suivre. L'après-midi est à peine commencé et la chaleur devient très désagréable. Après de longues minutes à peser le pour et le contre, je décide que je ne suis après tout pas pressée, et je poursuis ma route le long de la lisière du Bhürholz en attendant que s'y ouvre un sentier. Une demi-heure de marche plus tard, le sentier convoité apparait devant moi. Il est assez large, parait bien entretenu, et d'ailleurs lorsqu'on le suit côté plaine, on aperçoit un village au loin. A y regarder de plus près, je pense qu'il s'agit plutôt des premières maisons d'Azalys qu'on aperçoit, le long de la ligne d'horizon. Je n'ai donc pas affaire à un simple sentier, mais à une petite route qui part de la ville marchande. Ma ville natale... Je tourne les talons, et m'enfonce dans la forêt. Si je ne me trompe pas d'endroit, il doit s'agir de l'ancienne route qui traverse la forêt, et qui mène droit à la région d'Ysidale. Je devrais croiser assez vite dans la forêt un autre chemin qui débouchera directement sur la route de Sycher. Finalement, le détour devrait être assez court. Du moins, si je ne me suis pas trompée. Rapidement, je sens la respiration lente et régulière d'Argentine, m'indiquant qu'il s'est assoupi. C'est vrai que la fraîcheur du sous-bois rend le voyage bien plus agréable. Le sol est régulier, peu de charrettes doivent prendre cette route, ce qui explique la faible profondeur des ornières de chaque côté du chemin. La terre battue est couverte d'un fin tapis de feuilles mortes, grises et déchiquetées, que les insectes dévorent un peu plus chaque jour pour aller nourrir leur nid. Quelques abeilles traversent la route de temps à autres, il doit y avoir une ruche quelque part. Je me demande vaguement où elles trouvent les fleurs nécessaires à leur survie au milieu de cette forêt plongée dans la pénombre... Une clairière, sans doute. Le chemin est très tortueux, et les arbres de chaque côté si serrés qu'il m'est difficile de surveiller la route à plus de dix mètres. Mais je me rassure en me disant qu'il me faut moins d'une seconde pour dégainer mon arme. Dix mètres, c'est un périmètre suffisant. Suffisant en tout cas pour que j'entende soudain un bruit. Je m'arrête, et me raidis. Ce changement soudain réveille aussitôt Argentine. Je sens qu'il se demande ce qui se passe, mais il entend lui aussi le bruit et sa queue se met à fouetter l'air. L'origine du bruit se trouve très clairement sur la suite du chemin. Un instant, il me prend l'envie de faire demi-tour, mais je prends le temps d'écouter plus attentivement. Il me semble que ce sont des bruits de combats... Et puis, j'entends soudain un grognement animal. Bon. Les bêtes ne sont jamais aussi dangereuses que les hommes. Je reste là trente secondes, à jauger la situation. Et puis... l'instinct, peut-être, me dit que je ferais mieux d'aller voir. De toutes les cicatrices que j'ai reçues au cours de ma vie, aucune ne m'a jamais été faite par une bête. Je prends juste le temps de sortir ma rapière du fourreau, et j'avance prudemment sur le chemin de forêt, percevant clairement l'origine du bruit se rapprocher... _________________ "Notre monde est dangereux. Mais avec nous, vous êtes en sécurité. Je m'en porte garante personnellement au nom de tous les Mercenaires de l'Aube."
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|  | | Numby Admin - Fondateur

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 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Ven 30 Juil - 14:18 | |
| Ce matin là, Numby s’était exceptionnellement levé tôt de son propre chef. Non pas qu’il avait déjà préparé son paquetage plein de provisions -et tout les autres objets dont il aurait besoin pour son voyage- la veille, mais il lui fallait autre chose. Un objet indispensable à ceux qui partent en quête de gloire et de richesse, comme c’est évidement le cas de l’Azalyssien. Enfilant sa tunique, remettant ses lunettes (non, mesdemoiselles, je ne vais pas vous décrire précisément la scène dans laquelle Etherlys enlève son pyjama puis d’habille) le jeune homme était presque fin prêt pour partir à l’aventure. Il attrapa sa besace en ayant prit soin d’y ajouter un « nécessaire à nuit dans un donjon glauque », composé essentiellement d’une peluche et d’une couverture si en plus il faisait froid, le vasomancien quitta sa chambre et descendit doucement les marches des escaliers. Comme c’était la saison des chaleurs, le salon était déjà éclairé par une magnifique lumière rose-orangé d’un levé de Soleil. L’aventurier en herbe le regarda quelques secondes, puis détourna la tête. Bah, pas le temps pour ça, maintenant… il fallait se concentrer sur l’objet. Et, comme un rongeur devant un bout de fromage, il observa l’épée décorative accrochée au mur du salon. Il s’en approcha doucement et s’en saisit. Tout en étouffant un rire de gamin qui a fait une bêtise, il l’attacha à son ceinturon.
L’épée avait beau être décorative, c’en était une vraie ! Et une belle, en plus ! Ce que Numby ne savait pas encore, c’est qu’il aurait à l’affûter, mais bon… Il s’agissait en fait d’une épée de guerre tout ce qu’il y a des plus classique. La lame de 76 centimètres est à double-tranchant, à pointe bien piquante pour une arme qui se veut être une décoration. Une lame faite aussi bien pour la taille que pour l’estoc, en somme. La gouttière parcourait un peu moins du tiers de la lame, et l’arrête centrale se prolongeait jusqu’à l’extrémité. Le ricasso quant à lui, ne semblait pas dépasser la moitié de la gouttière sur la longueur, mais vu le style de combat « tape dans le tas » du jeune homme, il risquait d’être assez anecdotique. Un petit protège-pluie moins large que l’épée et dont l’intersection avec la lame est caractérisée par une sorte de double-anneau séparait la poignée du reste de l’arme. Concernant la matière dont était faite la lame, il devait sans doute s’agir d’un alliage n’existant qu’en Cosmos Stultus, à la fois très léger et très résistant. Mais le plus beau restait sa couleur blanche aux reflets bleutés. Un pas-d'âne banal reliait les deux parties de l'arme. La poignée mesurait environ 14 cm. La garde était caractérisée par deux quillons légèrement en S, dépassant d’une pièce d’acier en forme d’ellipse sans doute destiné à caler la main. La fusée était en acier, mais recouverte d’une sorte de velours noir et doré afin que la prise en main soit plus agréable. Enfin, un petit pommeau rond qui ne devait avoir qu’un but décoratif lui aussi achevait l’épée. Le fourreau était en bois, recouvert d’un même volume noir que la fusée et qui était orné de runes dorées. La chape et la bouterolle… n’étaient qu’en métal simple, par contre. Et oui, même pour une jolie décoration, on ne peut pas tout avoir… Bref, une épée de presque un mètre pour moins de 900 grammes.
Pendant que vous lisiez la description de l’item qui va permettre à Numby de couper son saucisson quand il sera sur les routes, celui-ci a déjà revêtu son manteau et sa cape, en pensant à vérifier s’il avait bien pensé à tout dans un éclair de génie (aheum) qui lui était peu commun (euphémisme). Puis, jetant un dernier coup d’œil à son salon, il sortit.
« Pompom ! Viens avec moi, mon chat. »
Bien que ça n’était pas un chat et que ça ressemblait plus à un lynx qu’autre chose malgré sa couleur de pelage digne d’un chat de gouttière, la créature venait d’apparaître aux côtés de son invocateur. Malgré le soleil levant et la période de l’année, il faisait un peu frisquet, dehors. L’Azalyssien se blottit dans sa cape. Puis il commença à marcher dans la forêt, fredonnant une musique qui parlait de « la vie d’aventurier », et suivi de près par son familier. Le chevelu se disait qu’heureusement, il sera déjà loin au réveil de ses parents, qui ‘n’auraient jamais acceptés qu’il embarque l’épée avec lui. La vie avec des parents chiants et râleurs était finie. Une existence de gloire, d’aventure, d’alyan, et de belles épées allait commencer. Ou pas.
[Un peu plus loin, un peu plus tard...]
Il marchait maintenant dans le Bhürholz depuis longtemps, très longtemps…depuis toujours. Non, en fait, ça ne faisait qu’une demi-heure environ, mais pour qui est impatient est râleur, ça peut être long.
« Bouh… elle en fini jamais, cette forêt ? Allez, Pompom, cherche la sortie, cherche ! »
« … »
« Bon, c’est pas grave. »
Alors que le bretteur-mage venait d’avoir une conversation tout à fait épique avec son animal de compagnie, l’astre du jour s’était élevé dans le ciel, de même que la température commençait à augmenter. Heureusement, à l’ombre des grands arbres, la chaleur était tout à fait supportable.
« Et si on s’asseyait un peu, hein ? Tu as faim ? »
C’était déjà la troisième fois qu’il faisait une pause depuis son départ. Enfin, ça ne déplaisait pas à Pompom qui pouvait se montrer aussi mollasson que son maître. Mais alors qu’il s’apprêtait à manger un bout de bretzel, donner un morceau de jambon à son familier, et partager un peu d’eau avec lui (ce que mange Numby vous intéresse, hein ?), il aperçu une ombre se mouvoir à travers les arbres. Cette ombre ne cessait d’approcher, encore et encore… jusqu’à parvenir au sentier, révélant ainsi son visage. Un chose toute verte, plus petite qu’un humain, avec de longues oreilles pointues, des yeux flamboyants, des cornes jaunâtres, un sourire édenté. Vêtue de haillons, la bête tenait un gros gourdin et semblait attirer les mouches. Vu le sang sur ses habits, il devait avoir tué un marchand ou un voyageur récemment.
« Heu… vous êtes un monstre c’est bien ça ? »
« Graaar ! »
« Deux petites minutes… »
Le chevelu remballa sa besace et la posa sur un rocher à quelques pas, demandant à Pompom de bien surveiller le sac. Puis il retourna vers l’espèce de gobelin qui s’était mit à faire des moulinets avec sa massue. Ravi de pouvoir accomplir son premier fait d’arme si tôt après son départ, Numby dégaina son épée, et frappa vers la bête.
« Meurs, créat… hein ? Comment tu peux parer du fer avec un truc en bois ? Rah, elle coupe que dalle, c’t’épée » Gémis Numby.
Bon, le gourdin était pas mal entaillé, mais si l’épée eut été correctement affûtée, la massue n’aurait pas tenu le choc.
« Rah, ça suffit ! Je passe aux choses sérieuses ! » S’énerva l’adolescent. Il prit la fusée de son épée avec les deux mains, et tînt la lame verticalement devant lui. Le métal blanc commença à rayonner de plus en plus, et son éclat capta l’attention du monstre. Il était comme hypnotisé. Comme… un môme devant une glace. Puis, d’un coup sec, l’Azalyssien abattit l’épée en direction de l’abomination. Une vague d’énergie magique sortit la pointe, projetant violement l’adversaire au sol qui lâcha une plainte lorsque la partie la plus charnue de son anatomie toucha la terre. Alors que le gobelin des forêts tentait péniblement de se relever, le chevelu préparait sa deuxième offensive. Cette fois, il comptait booster sa frappe avec la magie du feu. Certes, quand Numby fait appel à la magie sans son vase catalyseur, elle est de moindre puissance… mais il y a des situations dans laquelle elle pouvait faire la différence. En l’occurrence, ici, ça n’était nullement le cas. Et d’un coup net, l’épéiste trancha le monstre au niveau du torse.
« Beurk, du sang ! »
Et comme il avait utilisé la magie des flammes, le cadavre se mit à brûler.
« Woups, j’espère que ça fera pas de feu de forêt, ça… Bon, on s’en fiche. C’est ma première victoire, hahaha ! »
Même si n’importe quel aventurier aurait été capable de vaincre une créature si faible. Une fois Pompom et sa besace récupérés, le « héros » allait poursuivre sa route, quand il se heurta à quelque chose qui devait être la maman du gobelin des forêts. Elle était trois fois plus grande, et portait une hache. Et sa laideur, son odeur et ses grognements n’étaient pas pour mettre Numby à l’aise.
« C’était votre enfant, madame ? Bon bah heu… au pire, c’est toujours une bouche de moins à nourrir, des vêtements de moins à voler, et heu… vous n’avez plus qu’à en faire un autre. Allez rejoindre votre mari et au travail, hé hé hé… OH M*** ! COURS, POMPOM, COURS ! »
Et ce fut une folle course poursuite qui commença dans la forêt. Le vasomancien essayait bien de la semer en lui lançant de temps en temps ses petits vases magiques, mais hélas ! Essayez donc de lancer des projectiles magiques derrière vous en pleine course ! Vous non plus, vous n’y arriveriez pas, hein !
_________________ Il y a plus de la place pour les rêves, dans une tête vide... "Moi, glandeur ? Mais nooon... j'fais juste un peu de procrastination, c'est tout."Double-compte : Albéric
Dernière édition par Numby le Mer 18 Aoû - 15:44, édité 3 fois |
|  | | Sarahnia Devengeen

Feuille de personnage Âge: 28 ans Couleur de dialogue: #400404 Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Ven 30 Juil - 22:03 | |
| Rapidement, les bruits se font plus clairs, plus forts aussi. Je distingue les grognements sourds d'un monstre. D'après son coffre, probablement aussi grand qu'un homme. Ainsi que les cris d'un humain. D'après la tonalité des cris, l'homme est probablement poursuivi par le monstre. Et les cris se rapprochent.
Argentine s'est mis à feuler vers l'origine du bruit. D'un coup d'épaule je lui demande de partir, ce qu'il exécute sur le champ, comprenant qu'il va y avoir combat et que je vais avoir besoin de toute ma mobilité. Du coin de l'œil je le vois se mettre à l'abri dans un arbre. Je rajuste ma prise sur ma rapière et me rapproche à petits pas rapides du tournant du chemin le plus proche, ceci afin de bénéficier du maximum d'effet de surprise. Les cris s'intensifient encore un peu plus, et sont maintenant accompagnés de bruits de course. Un humain et un monstre. Pourtant j'ai cru entendre l'humain crier « cours ! » . C'est donc que quelqu'un l'accompagne. A moins qu'il ne parle tout seul, ou que son compagnon soit déjà perdu.
Plus le temps de réfléchir. Je me mets à courir et passe le tournant. Un homme suivi de deux monstres, un gros armé d'une hache et un moyen à quatre pattes, griffes et dents. Non, le petit monstre court à son niveau, il est de son côté ? Je cible le gros, un troll apparemment.
« Planque-toi ! »
Pas le temps de vérifier s'il m'a entendu. Je le dépasse. Le temps que le monstre réalise ma présence, j'incline ma lame vers le haut et l'enfonce en-dessous des côtes. Le peu de vêtements qu'il porte n'est d'aucune protection, et la lame s'enfonce dans la chair molle, sans rencontrer d'os. J'arrête mon bras dès que la lame est à moitié enfoncée, et la retire d'un coup sec. Plus loin, elle aurait risqué de rester coincée. Du sang gicle de la plaie de la bestiole. Un grognement sourd. Je m'éloigne d'un saut arrière. Plus d'une seconde après que je me sois dégagée, le monstre abat sa hache dans un semblant de réflexe. Il regarde sa plaie. Stupide. Deux pas sur le côté, je m'approche, j'enfonce ma lame, cette fois-ci en travers du biceps droit. Il lâche aussitôt son arme, pendant que je dégage ma lame et me retire. Je mets trois mètres entre lui et moi et passe derrière lui. Il hurle, se penche pour ramasser sa hache de l'autre main. L'occasion. Deux pas. Je vise au jugé du côté gauche du dos. J'enfonce la lame, je la sens riper sur une côte mais continuer sa course. Mais ayant dévié, je l'arrête et la retire. Un râle. Je lui ai peut-être perforé le poumon. Non, il se saisit de sa hache et se retourne vers moi. Il m'a vue. Il lève sa hache. Avec sa taille, son allonge est suffisante pour me toucher. Ma rapière n'est pas assez solide. Danger. Je recule de plusieurs pas. Il me poursuit. Je me retourne et cours. Il me poursuit. Il a l'avantage. Zut. Que faire ?
Je me calme... Je dois me concentrer, et appeler la magie. Je resserre ma main droite sur la poignée de ma rapière, et avance deux doigts de la main gauche contre la lame. Me concentrer... Soudain, apparait la magie. Une vague de chaleur envahit mon esprit ainsi que mes doigts, et tout à coup une flamme orange s'échappe de la base de la lame et l'enveloppe entièrement une seconde plus tard. Je reste concentrée afin de garder le contrôle des flammes. Je replace mes deux mains sur la poignée et m'arrête enfin de courir pour me retourner, et faire face à la bête. Celle-ci s'est arrêtée et fixe avec un air ahuri la soudaine source de lumière orange. Pas besoin de réfléchir plus. Je fonce, vise le ventre qui a l'air gras. Le monstre abaisse la lame de sa hache pour parer. Je change l'orientation de ma propre lame et glisse sur la sienne. Je plonge, et la pointe de ma lame perce la peau de son ventre rebondi. Il n'en faut pas plus. Je fronce les sourcils, et soudain la bête hurle. Des flammes brûlantes recouvrent son abdomen. Je fronce à nouveau les sourcils en sentant une douleur vive sous mon bras droit. J'ai été imprudente, la lame de la hache m'entaille le bras. Mais maintenant la bête a complètement oublié son arme, elle la tient juste par convulsion. Je me retire, tente de garder le contrôle des flammes. Mais la douleur dans mon bras droit ne m'aide pas. La graisse du monstre nourrit encore un peu le feu mais finalement, deux secondes plus tard, les flammes s'éteignent. Avant que le monstre ne reprenne ses esprits et ne devienne fou de rage, je prends le temps de viser juste, serre les dents, et enfonce profondément ma lame à l'endroit de son cœur. Au râle qu'il pousse, je sais que j'ai touché ma cible.
Je retire ma lame et fais quatre pas en arrière, afin de rester à une bonne distance en cas d'ultime attaque. Le monstre tombe sur les genoux, mais serre toujours fermement sa hache. Je sais qu'il lui faudra plusieurs dizaines de secondes pour mourir. C'est l'inconvénient de la plupart des monstres sur les hommes : même au seuil de la mort, ils continuent de vouloir se battre. Peut-être sont-ils tous simplement trop bêtes pour comprendre ce que signifie leur propre mort. En même temps, c'est la preuve d'une grande volonté... ou pas.
Le troll n'est presque plus une menace. J'expire un bon coup. La blessure au bras m'arrache une grimace. Quelle idiote ! Mais il y a plus urgent. J'ai laissé l'homme qui fuyait se débrouiller avec l'autre monstre, en supposant qu'il était de son côté, et moins dangereux. Mais à présent, je le cherche des yeux pour voir s'il ne lui faut pas un peu d'aide.
Un petit cri aigu dans les hauteurs des arbres m'arrache un sourire. Argentine salue ma victoire, et s'envole de sa cachette avec l'intention de me rejoindre. Pour lui, la séparation était déjà trop longue...
[Grosbilliiiiiisme /o/] _________________ "Notre monde est dangereux. Mais avec nous, vous êtes en sécurité. Je m'en porte garante personnellement au nom de tous les Mercenaires de l'Aube."
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|  | | Numby Admin - Fondateur

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 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Dim 1 Aoû - 12:00 | |
| L’adolescent n’avait ni remarqué ni entendu la personne qui venait de passer en courant, tant il était concentré sur sa fuite, et se concentrer sur plusieurs choses en même temps lui était difficile. Au bout de quelques mètres de course à peine, Numby était déjà essoufflé. Sa respiration était haletante, il avait mal aux jambes et surtout, un douloureux poids de côté lui pesait sur les côtes. Et puis courir comme un dératé à travers les arbres sans se soucier du reste apporte aussi son lot d’écorchure, et ça, ça ne fait pas du bien. Aïe. Enfin, le jeune homme se serait bien arrêté de lui-même si une racine de chêne ne s’en était pas occupée en le faisant trébucher sur un lit de feuilles mortes.
« Ouch… »
L’Azalyssien se releva péniblement, aux côtés de son gros félin qui lui n’avait eu aucun problème lors de sa fuite. D’un vive geste de la main, il retira la terre qui s’était déposé sur son pantalon. Son genou picotait, mais ça ne devait rien être de grave. Machinalement, il se retourna, regardant alors en direction de son agresseur. Le troll, plutôt que de le poursuivre, piéter son cadavre pour le trancher et le manger ensuite, semblait avoir décidé de se battre contre… heu, de dos, ça ressemblait à une fille. Une fille sur talonnettes, comme les membres du gouvernement trop petits.
*Pour avoir une épée de cette taille, elle a forcément un truc à compenser ! Hahahahahaa… ah mince, cette blague ne marche pas, pour les filles.*
Le bretteur regardait plus ou moins attentivement le combat, prenant une expression de dégout chaque fois que la lame perforait la chair. Beurk, en plus y’avait du sang. En plus, elle plagiait la technique d’épée enflammée utilisée préalablement par le chevelu sur le petit monstre ! Mais que faisait donc la garde ? Bon, c’est sûr qu’en forêt, il ne risquait pas d’avoir des masses de gardes. Et même s’il y en avait, ils auraient fuit… mais heu ce n’était pas une raison. Elle aurait pu lui demander son avis quand même-heu. Etherlys devait néanmoins avouer qu’elle se battait plutôt bien… sans doute devrait-il éviter de lui raconter des blagues macho. Ou alors, juste une ou deux. L’autre hypothèse était que la myopie lui jouait des tours, et que c’était guerrière était en fait un guerrier. Ce qui expliquerait sa taille et son habilité en combat ! Enfin, quoi qu’il en était, Numby se devait d’aller remercier sa/son sauveuse/sauveur. Ainsi, il avança vers le lieu de l’affrontement, s’écorchant à un arbuste, se cognant au passage la tête à une branche en jurant. Enfin, il arriva devant la mercenaire, toujours flanqué de son fidèle Pompom. Le familier s’était d’ailleurs approché de la dépouille du monstre pour lui grogner dessus. Maintenant qu’il était assez près, le vasomancien pu s’assurer que la bretteuse était bien une bretteuse et non un bretteur. Ou alors, c’était un bretteur travesti, allez savoir. Bref, il devina au visage de la damoiselle qu’elle était assez âgée. [28 ans, quoi, go en maison de retraire ! *zbaf*]
« Heu… merci madame pour avoir tué ce monstre, c’est gentil. » Lança le jeune homme avec un sourire poli à l’attention de la mercenaire.
*Bon, j’aurai sans doute pu tuer ce monstre tout seul, mais ça n’aurait pas été sympa si je l’avais fait remarquer à la madame* Attendant la réponse de l’intéressée, il retira les quelques feuilles et brindilles qui s’étaient glissés dans ses cheveux. Malgré sa timidité vis-à-vis des inconnus, il demanda :
« Au fait, vous savez pas où sortir de cette forêt ? »
Bien sûr, il n’avait pas pensé à se présenter, ni même à questionner si elle savait où trouver des gens qui ont besoin de mercenaires. En même temps, il y avait peu de chance pour qu’elle sache répondre à la deuxième question, et pourtant…
_________________ Il y a plus de la place pour les rêves, dans une tête vide... "Moi, glandeur ? Mais nooon... j'fais juste un peu de procrastination, c'est tout."Double-compte : Albéric |
|  | | Seles

Feuille de personnage Âge: 17 ans Couleur de dialogue: Dodger Blue Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Lun 2 Aoû - 16:36 | |
| [Je suis autorisée à répondre ici.]
Loin de cette bataille épique, se promenait une charmante créature. C'était une jeune fille aux cheveux aussi blancs que la neige des montagnes du Nord, et aux yeux aussi sombre que les nuages apportant une pluie divine. Elle s'appelait Seles. Elle était magicienne. Elle était perdue. Perdue? Oui. Voilà ce qui arrive quand on n'emporte que le strict nécessaire, autrement dit, aucune carte, ni aucune boussole ne se trouvait dans son petit sac de voyage. Oh! Elle aurait bien été tenté d'en acheter une... mais le marchand la regardait d'un drôle d'air quand elle s'était approché de lui, donc cette idée fût rapidement repoussée, et elle avait passé outre ce besoin.
Mais pourquoi se perdre au juste quand on est une hybride de loup? Peut être qu'en fin de compte, son instinct n'était pas aussi proche de la Nature qu'on le penserait. Plus elle regardait ces arbres, plus elle pensait à : dormir. Quoi? Une sieste à l'ombre d'un bon gros peuplier, avec cette chaleur et ce petit vent agréable, quoi de plus sympathique? D'ailleurs, plus elle y pensait, plus ses bâillements devenaient rapprochés et longs, tellement qu'elle s'en décrochait presque la mâchoire. Une bonne sieste ne ferait pas de mal, surtout après deux heures de marche dans cette foutue forêt où les sentiers se ressemblaient tous.
Elle alla donc s'étendre le long du feuillu, et posa ses mains derrière sa nuque, pour faire un oreiller. Son sac était posé près d'elle, près de ses jambes. Autrement dit, tout était fait pour que quelqu'un puisse l'aborder, voler ses affaires ou même la tuer. Vraiment, elle n'avait guère penser à sa sécurité personnelle, et dormait, comme si le monde autour d'elle n'était qu'un havre de paix. Juste une petite chose avant de fermer les yeux : elle réajustait bien sa capuche sur ses oreilles, comme ça, personne ne les verrait !
Stupide...n'est ce pas?
Et une bonne heure passa, mais le sommeil de la demie-louve était imperturbable, malgré tous les piaillements et les cris des animaux sauvages de la forêt. Aucun orc n'était venu. Aucun chasseur ne l'avait enlevé. Tout allait bien, pour le moment. A quoi peut donc rêver une hybride? Son rêve semblait très amusant en tout cas, un large sourire ornait son visage de marbre... On peut simplement dire qu'elle prenait le thé avec des animaux humanisés, autour d'une jolie table ronde ornée d'une merveilleuse nappe en dentelle sur les bords. Il y avait au milieu, des fleurs par milliers, toutes belles et colorées. Un service à thé en faïence d'une propreté à faire pâlir d'envie une femme de ménage ou un voleur. Des petits motifs en fleurs étaient inscris sur les tasses et la théière, c'était du grand art, il n'y avait rien à dire ! Mais voilà, les meilleurs rêves avaient une fin... voilà que les tasses se mettent à voler et s'enfuient dans les bois? Seles tendait la main assez bêtement, en hurlant :
- A...attendez ! J'ai pas encore goûter à la camomille et miel !!
Mais les tasses continuaient leur danse folle au fin fond des bois... le rêve prenait une tournure vraiment étrange, elle se mettait à courir derrière elle en tendant les bras. Et bien entendu, dans la réalité, ses plaintes et ses gestes se voyaient également... voyez vous cette jeune fille dos à cet arbre en train de lever les bras et en train de gémir? C'était certain, une telle scène finirait par attirer quelqu'un. |
|  | | Sarahnia Devengeen

Feuille de personnage Âge: 28 ans Couleur de dialogue: #400404 Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Jeu 5 Aoû - 17:55 | |
| Tandis qu'Argentine retrouve sa place favorite sur mes épaules, je retrouve la trace du garçon que le monstre poursuivait. Il semble aller bien. D'ailleurs, il se dirige vers nous... en se prenant une branche en pleine tête. Je retiens un sourire, tout en jetant un coup d'œil à la créature qui le suit de près. Cela ressemble à un chat... en plus gros. En beaucoup plus gros. Mais mis à part ce détail, il ressemble à un chat tout ce qu'il y a de plus banal : pelage brun-roux sur le corps, blanc comme neige sur le faciès et le poitrail, longue queue touffue, moustaches blanches, pupilles fendues... Je sens Argentine sur mes épaules qui arque le cou, probablement pour observer l'animal ou l'humain. Puisque celui-ci ne semble plus en danger, j'essuie ma lame contre mon index afin d'en retirer toute trace de sang, puis la rengaine. Au passage, je jette un coup d'œil à la créature définitivement hors-jeu. Elle porte des vêtements, aussi rudimentaires soient-ils, il s'agit donc d'une espèce sous-humaine, capable de maîtriser entre autres le feu et les armes... comme j'ai pu le constater. Certains disent que ce sont les monstres les plus dangereux. M'est avis qu'ils devraient aller affronter un dragon géant ou une meute de fenrir avant d'émettre un avis aussi tranché. Je m'attarde un instant sur sa hache qui gît sur le sol. Je pense qu'il s'agit d'une manufacture humaine, qu'il a probablement volé sur le cadavre d'un homme. Les doigts des trolls sont bien trop épais pour avoir pu ciseler ce motif sur le plat de la lame. De toute façon, un troll ne saisirait pas l'intérêt de graver une lame. Moi non plus d'ailleurs. Lorsque je relève la tête l'inconnu est face à moi. Je dois avouer que sa dégaine prête à sourire. Il me fait penser à un adolescent en quête d'"aventure" échappé de chez lui en piquant l'épée de son père. La cape trop large d'une couleur tapageuse, le sac en bandoulière absolument pas adapté si l'on doit soudainement combattre, les lunettes qui peuvent glisser à tout moment ou blesser, les cheveux dans les yeux... Enfin, je ne critiquerai pas sa coiffure. Et tout en ayant cette pensée, je ramène machinalement une mèche de cheveux derrière mon oreille. Bref, je n'ai manifestement pas affaire à un aventurier chevronné. Et encore, je n'ai pas vu l'épée qu'il porte au côté, mais s'il n'a pas pris la peine de la sortir pour faire face au troll, c'est qu'elle ne sert qu'à intimider le brigand de base ou qu'il ne sait pas s'en servir. Conclusion : à priori, pas de danger. Mais je reste méfiante. Après tout, il peut très bien être un mage qui cache son jeu. Ceci mis à part, l'individu semble assez jeune, probablement tout juste sorti de l'adolescence. Mais il a déjà la taille d'un homme... bien qu'il lui manque quelques muscles. Même à travers l'épaisseur de ses vêtements, il est visible que son corps manque d'entrainement. Ce qui me ramène à mon premier soupçon : il s'agit peut-être d'un mage n'utilisant que les ressources de son esprit et pas celles de son corps. Mais pourquoi se serait-il aventuré seul dans cette forêt non-exempte de monstres assez robustes, s'il n'est pas assez puissant pour s'en débarrasser sans la protection d'un guerrier ? Non, finalement, il s'agit peut-être d'un simple gamin pas très doué. Finalement, le garçon s'adresse à moi avec un sourire poli, pour me remercier. Je ne peux m'empêcher de sourire. Madame ? C'est gentil ? Et bien, il n'y a guère que les enfants pour être aussi polis, mais dans un sens cela fait plaisir. Il prend le temps d'arranger ses cheveux... pardon, d'en retirer des brindilles, avant de poursuivre : « Au fait, vous savez par où sortir de cette forêt ? »Je laisse échapper un soupir léger. Apparemment j'ai réellement affaire à un gamin échappé de chez lui. Il a pourtant la carrure d'un adulte ! Sans me formaliser, je tends le bras dans la direction d'où je suis venue. « La ville la plus proche est Azalys, c'est à une demi-heure de marche. Si tu restes sur le chemin tu ne peux pas la rater. Bonne rou... »Mais alors que je m'apprêtais à prendre congé, un cri de femme retentit dans la forêt. Ses paroles sont indéchiffrables, les cris viennent d'assez loin. A croire que la famine règne chez les monstres aujourd'hui ! Par ailleurs, le cri vient de la direction que je pensais prendre... Mieux vaut considérer l'option de faire demi-tour... Mais je ne m'attendais certes pas à la réaction qu'aurait le jeune homme en entendant ces cris... _________________ "Notre monde est dangereux. Mais avec nous, vous êtes en sécurité. Je m'en porte garante personnellement au nom de tous les Mercenaires de l'Aube."
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|  | | Numby Admin - Fondateur

Feuille de personnage Âge: 18 ans Couleur de dialogue: Steelblue Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Ven 6 Aoû - 17:30 | |
| La guerrière avait rangé sa lame après avoir jeté un dernier regard sur la dépouille de l’hideuse créature qu’elle venait d’abattre. Numby remarqua avec amusement le petit dragon perché sur l’épaule de la bretteuse, et Pompom aussi fixait la bête avec attention. Mais le regard du félin n’était pas celui d’un chasseur, juste d’un animal assez curieux qui découvre quelque chose de nouveau suffisamment inhabituel pour capter son attention. Le jeune homme se tourna vers son familier pour le gratouiller et le caresser. Son ami penchait sa joue pour indiquer à son maître où il voulait se faire gratter. Heureusement pour l’Azalyssien, la réponse de la femme viendra avant que l’adolescent ne se mette à parler à son chat ; il aurait sans doute perdu le peu de crédibilité qui lui restait, si on l’avait entendu. Eh oui, le vasomancien était gâteux avec son gros chat adoré. Bref. La dame à la rapière tendis le bras vers une direction et s’adressa à celui qu’elle venait d’aider (et non pas de sauver, hein, il aurait sûrement réussi à se débrouiller, surtout avec l’aide de Pompom, non mais !).
« La ville la plus proche est Azalys, c'est à une demi-heure de marche. »
Azalys ? Azalys… ah, oui ! Azalys ! Mais c’était le village dont venait justement Numby ! Il n’avait pas envie de déjà rentrer, eh ! Puis en plus, par « sortie de la forêt », il entendait « plaine » et non pas « village forestier ». Mais bon, elle ne pouvait pas le savoir. Le jeune homme failli ouvrir la bouche pour protester, mais elle continua. C’était donc vrai, ce qu’on disait ? Avec les filles, pas le temps d’en placer une ? Ouaih, bon, il allait éviter de lui faire remarquer quand même… vu la taille de son épée. Même si, au fond de lui dans un élan d’adrénaline, l’adolescent se sentait apte à rivaliser. Enfin, c’est beau de rêver, me direz-vous…
« Si tu restes sur le chemin tu ne peux pas la rater. Bonne rou... »
Elle s’arrêta net. Où plutôt, elle fut coupée par un cri qui semblait retentir de l’autre bout de la forêt. Un cri aigu qui trancha le calme sylvestre, à un tel point que même Pompom avait instantanément tourné la tête vers la source du bruit, se tenant bien sur ses gardes, tel un grand chasseur. S’il n’avait pas eu cet attitude à la vu du lézard volant, c’était parce qu’il ne ressentait nul menace. Mais cette fois-ci, la situation semblait différente. Et l’opacité des feuillages et des branches nuisaient à la vue surhumaine du félin, qui ne savait donc pas si le hurlement avait été déclenché par l’attaque d’un monstre ou non. De plus, ils étaient sûrement trop loin pour que le familier sente d’ici l’odeur d’une éventuelle bestiole géante. Mais le danger (ou absence de) inconnu ne semblaient pas décourager Numby, qui se sentait invincible aux côtés de son ami. L’épéiste dégaina sa lame, manquant d’écorcher la viei… femme adulte. Il ne s’en rendit pas compte, mais il était évidement qu’il ferait mieux de faire plus attention à ce qu’il fait, à l’avenir. Puis, il s’adressa à celle qui lui avait indiqué le chemin du village :
« Attention, c’est p’têtre dangeureux. »
Il avait dit ça comme si elle était plus jeune, plus naïve et moins expérimentée que lui. Bien sûr, le Möhzelan n’avait nullement eu l’intention de l’offenser, au contraire ; il préférait la mettre en garde.
« Allez, Pompom, emmène-moi voir les méchants ! »
Pendant quelques dixièmes de secondes, le familier quitta son air de chasseur et prit un regard légèrement affligé. Puis il guida prudemment son maître à travers les arbres.
« Aïe. Aïe. Ouch. P*T**N DE BRANCHES ! Aaarh ! » Bref.
Quelques dizaines de mètres plus tard, voire plus, la distance parcourue étant difficile à évaluer, le gros chat arriva enfin à la source du son de tout à l’heure. Une seconde plus tard, Numby écartait une dernière branche de son passage et s’écria :
« Alors, il est où, le méch.. »
Mais il n’acheva pas sa phrase quand il remarqua qu’il n’y avait aucun gros monstres dans le coin. Seulement une personne endormie dont le sommeil semblait agité. Le bretteur-mage soupira d’épuisement. C’est vrai, quoi, courir dans la forêt, ça épuise un max ! Il allait s’approcher de la jeune fille endormie pour voir si elle allait vraiment bien (même si elle allait mal, Numby n’aurait pas pu faire grand-chose) mais un grognement détourna l’attention du jeune homme. Il voulait du monstre ? Il allait être servi ! C’était une sorte de gros loup monstrueux pas-beau qui avançait doucement, se léchant les babines. Et il… il chargeait le pauvre Numby ! Etait-ce la fin ? Non, car voici…
« Crrshhh » [J’imite bien le chat en colère qui crache]
Super Pompom ! Le familier avait invoqué une puissante bourrasque qui avait projeté le lobo des forêts contre un arbre. Mais le loup géant était encore en vie… même s’il titubait comme s’il avait trop bu.
« Bravo, mon gros ! Qui c’est le meilleur des Pompom ? C’est toi ! » Tout en disant cette phrase à son ami, le vasomancien avait invoqué le Vase de Somnirys. Le temps qu’il range sa lame et qu’il prenne correctement en main le pot, le lobo s’était déjà remis. Le garçon fit apparaître une boule de feu dans sa main, la rangea dans le vase, braqua le trou de la jarre en direction de son adversaire et…
« Je vais faire feu avec mon laseeeeeeeeeeer ! » [Pas pu m’en empêcher >_<]
Un torrent de feu sortit du vase et inonda le monstre, qui s’enfuit à travers les bois, le poil roussi et en gémissant « kaï kaï ». Et pour célébrer sa victoire, Numby fit un gros câlin à son chat. C’est-y pas mignon ?
_________________ Il y a plus de la place pour les rêves, dans une tête vide... "Moi, glandeur ? Mais nooon... j'fais juste un peu de procrastination, c'est tout."Double-compte : Albéric |
|  | | Seles

Feuille de personnage Âge: 17 ans Couleur de dialogue: Dodger Blue Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Sam 7 Aoû - 15:29 | |
| Les tasses de thé s’étaient envolées dans le petit arc-en-ciel où trottinaient des dizaines de petits poneys à la crinière colorée et au parfum fruitier enivrant. Seles avait bien envie de goûter au breuvage, et se dit que des équidés aussi stupides n’en avaient absolument pas le droit ! Aussi, elle commença à grimper l’arc-en-ciel en voyant les quadrupèdes qui la narguait de leur perchoir. Mais soudain, le paysage devenait assez flou, et les nuages colorés, les poneys agaçants et les tasses disparurent petit à petit pour laisser place à une bête féroce et noire charbon. Seles remarqua sans plus tarder les crocs et la bave qui ornaient sa bouche et en conclue donc la chose suivante : elle était arrivé chez les Trois Petits Cochons, et ceux-ci devaient se défendre contre le méchant Loup ?
- Va…Vas-t’en ! Laisse les petits cochons ! Ce sont mes jambonneaux !
Après tout, quand on est aussi loup, on ne partage pas. Elle aurait pu lui dire de foutre le camp tout simplement, mais ce gros mâle agressif semblait affamé et n’était pas contre du demi-cannibalisme. Et puis il ne l’aurait pas écouté, puisqu’elle n’était pas une femelle louve dominante, mais une petite fillette qui vient à peine de sortir de la tanière… Le loup s’apprêtait alors à attaquer la magicienne, quand un homme chevelu et portant de drôles d’habits arriva alors. Seles était encore légèrement comateuse, et l’homme devait penser qu’elle dormait encore… pas de chance.
« Alors, il est où, le méch.. »
Le méchant Loup ? Il était là, devant son nez ! Ne voyait-il pas ? Le loup l’avait vu, lui par contre ! Mais alors qu’il s’alléchait les babines à l’idée de dévorer le petit bretteur, un cri inhumain survint, une sorte de… CHAT ! CHAT !!! Seles sauta sur place, se remettant debout immédiatement, et ne pu s’empêcher d’éprouver une certaine haine envers ce nouvel arrivant. C’est bien connu, les chiens et les chats s’entendent comme… chiens et chats ? En tout cas, ce familier s’était montré débrouillard, le Lobo des bois avait valsé contre un arbre suite à une bourrasque magique. Sur le coup, elle eu mal pour lui et priait de tout cœur qu’il mette ce satané félin en pièces. Mais voilà, rien ne se passe comme on le prédit ? Le bretteur avait rangé son épée, et tenait devant le Lobo une sorte de vase, dans lequel il avait enfermé une boule de feu plus tôt…. Et pouf ! Un grand incendie, un déluge de flammes s’abattit sur le monstre qui partit en couinant, la queue entre les pattes. Quel gros peureux alors !
Mais elle devait remercier son sauveur… même si celui-ci avait un CHAT… Elle ronchonna un peu, et s’approcha doucement du bretteur, tout en émettant un long bâillement. Elle n’avait pas de souvenirs de son rêve, mais sentait que ça avait été des plus agréables. Une autre chose qui la mettait en colère bien sûr.
- Hum………. Merci.
Voilà, c’était tout, simple à dire et efficace, n’est ce pas? Elle n’allait pas non plus lui faire des éloges, d’autant plus que s’il n’aimait pas les loups, alors il n’aimerait pas Seles non plus ! Elle ne cessait de fixer la bestiole qui accompagnait le bretteur, en essayant de rester calme. Il avait droit à des câlins en plus cette saleté ! Elle grimaça, avant de tourner les talons et de commencer à prendre son sac pour continuer sa route. Peut être l’épéiste en voudrait-il plus ? |
|  | | Sarahnia Devengeen

Feuille de personnage Âge: 28 ans Couleur de dialogue: #400404 Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Mar 17 Aoû - 16:50 | |
| Là, je suis perplexe. Totalement perplexe. Mis à part le fait qu'il ait faillit m'éborgner, je l'espère par inadvertance, et le fait qu'il ait dégainé sans l'ombre d'un ennemi à l'horizon, ce qui me cloue véritablement sur place, c'est le culot dont ce gosse fait preuve à l'instant même. « C'est ptêt dangereux » ? Ai-je bien entendu ? C'est lui, le gamin dont je viens de sauver la vie de l'attaque d'un bête troll qui me dit ça ? A propos de quoi d'ailleurs ? ... ...Non... Il ne va quand même pas...
« Allez, Pompom, emmène-moi voir les méchants ! »
Je le regarde avec des yeux de hibou. Non, il songe sérieusement à partir à l'assaut d'un ennemi inconnu dont on n'a absolument que faire ? Il ne se situe même pas sur sa route ! Raaah... l'idiot ! Encore un de ces pseudo-aventuriers en quête de sensations fortes qui va se faire abattre par le premier monstre venu ! Ce qui aurait dû se produire quelques minutes plus tôt, d'ailleurs... J'en viendrais presque à regretter mon geste.
Et pourtant... Pourtant, je n'hésite pas longtemps avant de le suivre. Son familier ouvre la marche, nous guidant vers l'origine des cris de plus en plus perceptibles. L'adolescent le suit tant bien que mal, évitant -ou non- l'assaut des branches basses et des ronciers. J'en viens presque à sourire. Sa belle cape de parade commence à souffrir... Je pense qu'on approche. Je me décale de la piste ouverte par la masse imposante du chat géant, dans l'idée de surprendre un éventuel ennemi en arrivant par un autre côté. Et, tout à fait honnêtement, pour pouvoir éviter un assaillant qui aurait la bonne idée de remonter la piste du gamin pour trouver un allié resté en retrait. Je suis une trace d'animal qui me fait m'éloigner un peu de mes alliés du moment. En cas de retard j'aurai inévitablement un temps de retard, mais l'effet de surprise saura compenser ce handicap.
« Alors, il est où, le méch.. »
Je dressais l'oreille. Il avait localisé quelque chose ? Il n'a pas fini sa phrase, c'est pas bon signe. Merde merde merde... J'accélère, en essayant tout de même de ne pas faire trop de bruit. Il y a de la lumière en face, probablement une clairière ou un chemin. C'est de là que venaient les cris ? En tout cas, on ne les entend plus. Par contre...
« Crrshhh »
Ça, c'est probablement son familier. Il y a du combat dans l'air. Il va avoir besoin de moi, après tout si on a entendu des cris c'est qu'il y a probablement un humain là-bas qui ne peut pas se défendre. Et ça m'étonnerait qu'on puisse compter sur le blanc-bec pour s'en sortir tout seul, peu importe l'adversaire. Son familier, peut-être... Non, il se serait défendu face au troll tout à l'heure.
Je débouche enfin sur un chemin. Rapide analyse de la situation tout en dégainant mon épée dans un chuintement discret. En face, un lobo étendu contre un arbre, essayant de se relever. Bon, il a l'air déjà bien amoché. A droite, une jeune fille à terre. Celle qui a crié ? Elle... Elle a des oreilles d'animal ? Ça m'interpelle, mais il y a plus urgent. Le gamin est un peu plus loin sur la droite. Il semble aller bien. De plus, il semble joyeux...
« Bravo, mon gros ! Qui c’est le meilleur des Pompom ? C’est toi ! »
L'ado, le loup... Mon regard passe plusieurs fois de l'un à l'autre avant que je comprenne qu'il parle à son familier, qui est apparemment l'auteur des récentes blessures du loup. Je me détends un peu, en voyant que ce dernier n'a pas l'air bien dangereux, sans toutefois baisser ma garde.
Un vase. Un vase est apparu dans les mains de l'adolescent. C'est donc bien un mage ! Cette fois-ci, je me méfie un peu plus. Je reste dirigée vers le loup, mais désormais mon regard va de l'un à l'autre, je les surveille tous les deux. Mais qu'est-ce qu'il fabrique ? Il range son épée ? Il n'aurait pas pu le faire avant de faire apparaitre le vase ? Soudain, il invoque une boule de feu. Pour moi, la tension augmente d'un cran. S'il s'avérait être un ennemi avec une meilleure volonté que la mienne, je ne pourrais rien faire contre lui... Mais il n'attaque pas, et place la boule de feu à l'intérieur du vase, avant de...
« Je vais faire feu avec mon laseeeeeeeeeeer ! »
J'arque un sourcil involontairement en entendant sa stupide réplique. Non mais... c'est de quel niveau, de parler en attaquant ? Il se croit dans une histoire fabuleuse ? Mais mes pensées se tournent immédiatement vers l'effet de son attaque. Ce n'est pas sa petite boule de feu qui ressort du vase... c'est un véritable jet de flammes ! Là, je suis soufflée. Je referme rapidement la bouche, mais je suis soufflée. Un mage... un mage pas véritablement puissant, mais avec des capacités certaines. Peut-être d'avantage que ce qu'il laisse paraitre. Mais pourquoi s'est-il enfui devant le troll tout à l'heure ? Une panne momentanée de magie ?
Bon, en tout cas, le monstre est parti, et la queue entre les jambes. Je n'aime pas laisser les monstres en vie, beaucoup ont le goût de la vengeance envers l'espèce humaine. Mais celui-ci est déjà loin et fait déjà partie du passé. Le jeune mage par contre, ainsi que la jeune fille, sont maintenant l'objet de toute mon attention. Lui félicite son familier, tandis que la fille se lève et s'approche de lui. Je ne peux pas m'empêcher de jeter un regard à ses étranges oreilles. Une magicienne excentrique ? Un hybride ? Un monstre ? En tout cas, son bâton est de trop belle facture pour être un simple bâton de marche. Une magicienne, à coup sûr.
C'est sobrement qu'elle remercie le jeunot, et se retourne vers moi, ou plutôt vers l'endroit où elle était couchée. Elle a l'air en parfaite santé, pourquoi a-t-elle crié ? Ma méfiance ne se calme pas... Je baisse tout de même ma lame, c'est la moindre des politesses, mais ne la rengaine pas. On ne sait jamais... Après tout, il n'est pas exclu de trouver un monstre polymorphe particulièrement intelligent dans cette forêt. Ou même... un hybride.
« Bonjour. Nous avons entendu crier tout à l'heure, cela provenait de cette direction. Était-ce vous ? »
J'essaie de ne pas prendre le ton d'un interrogatoire, ce n'est pas mon but. Simplement de combler les trous dans les informations sur la situation présente, et surtout d'ouvrir la conversation afin d'en savoir un peu plus sur elle. Je jette un coup d'œil à l'autre mage. Je le surveille, celui-là... le gamin paumé et pas doué dont il m'a donné l'image ne devrait pas maitriser la magie. Il est peut-être plus puissant que ce qu'il laisse paraitre... Quand à la jeune fille, une chose est sûre : elle n'est pas une simple humaine.
Argentine se crispe sur mes épaules. Il sent que je suis tendue, et il n'aime pas ça. A vrai dire, moi non plus, mais je n'ai pas le choix. Je ne dois pas mourir... pour tous les mercenaires de l'Aube. _________________ "Notre monde est dangereux. Mais avec nous, vous êtes en sécurité. Je m'en porte garante personnellement au nom de tous les Mercenaires de l'Aube."
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|  | | Numby Admin - Fondateur

Feuille de personnage Âge: 18 ans Couleur de dialogue: Steelblue Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Mer 18 Aoû - 13:33 | |
| Après avoir enlacé son gros animal de compagnie, Numby se releva, tournant la tête vers l’endroit où la jeune fille aux drôles de oreilles était allongée quand le bretteur avait débarqué, afin de s’assurer qu’elle n’ait pas été dévorée toute crue et vivante. C’aurait été ballot. Et effrayant, surtout ! L’Azalyssien ne supportant pas la vue du sang… Bon bah elle semblait bien vivante. Et elle se tenait debout, en plus ! Par contre, vu sa démarche et son bâillement, elle n’était pas très réveillée, on dirait.
- Hum………. Merci.
Elle semblait avoir prononcé ces mots à contrecœur. Bon, ça se comprend que le matin, on est ronchon au réveil, mais c’était pas une raison ! Le vasomancien avait fait partir un monstre terrifiant qui aurait pu la manger, alors qu’il n’était aventurier que depuis quelques heures –quel diable d’homme !- donc la moindre des choses était qu’elle dise « merci » sans pour autant grogner. Pff… ça donne pas vraiment envie d’aider les gens gratuitement, ça. L’autre théorie de la mauvaise humeur de l’hybride était, selon Numby, dû au fait que la jeune fille était une fille, et que ça s’enrageait souvent sans raison, même si on est sympa avec elle. Dans ce cas-là, elle ne pouvait rien y faire. Mais c’était pas une raison-heu ! Ouaih bon, tant pis, quoi. La dormeuse était déjà en train de repartir, et le Möhzelan lâcha quand même un petit « De rien… » par politesse. Mais il se demandait encore pourquoi il s’encombrait de cette formalité, vu la froideur de son interlocutrice. C’est alors qu’apparut la guerrière d’avant. Enfin, elle était déjà là depuis quelques minutes, mais l’adolescent ne l’avait pas remarqué. Elle s’adressa donc à la damoiselle en bleu :
« Bonjour. Nous avons entendu crier tout à l'heure, cela provenait de cette direction. Était-ce vous ? »
Non, c’était l’Archiprêtre de l’Eglise de Froendür, bien sûr ! Cette réplique brûlait les lèvres du jeunot, mais il n’osait pas le dire. La partie la moins bête de son inconscient lui déconseillait fortement de faire cette blague maintenant. Ainsi, il ne la fit pas.
« Non, c’était juste l’Archiprêtre de l’Eglise de Froendür, haha ! »
Oh… oups. Bon bah il restait plus qu’à afficher un petit sourire mi-poli, mi-amusé, mi-gêné sous les regards affligés/choqués qui allaient bientôt se poser sur le jouvenceau. Sans doute n’étaient-ils pas habitués aux vaseuses. Sans doute personne ne les aimaient vraiment. Bouh, Numby était un artiste incompris. Toujours était-il que le vaseux de service avait probablement perdu le peu de crédibilité qu’il avait. Bon, ce n’était pas grave : il avait l’habitude. Quoique s’il n’était pas suffisamment crédible, jamais on ne lui confierai de mission importante. Mince alors ! C’était super dur, en fait, le boulot d’aventurier-mercenaire ; ça demandait même pleins de sacrifices ! A moins que sa renommée devienne mondiale et qu’il n’ai plus besoin d’être crédible pour se faire solliciter… le problème était que Etherlys n’aspirait pas vraiment à devenir célèbre mondialement. Mince que faire ? *Faire des gaufres, ha ha ha ! * se répondit-il mentalement, oubliant ainsi toutes les pensées sérieuses qu’il venait d’avoir. En conclusion, c’était assez mal parti. Pour ne pas se sentir trop seul après sa magnifique remarque qu’il n’avait pas réussi à contenir, il se contenta de caresser légère Pompom, tout en le regardant afin de ne pas affronter les regards des voyageuses. Hélas, le félin préféra s’allonger par terre en fermant les yeux. Mince… Il restait quoi à faire pour pas se sentir trop con ? Faire semblant d’inspecter méthodiquement son épée ? Woups, elle venait de tomber alors que le bretteur l’avait ressortie de son fourreau. Sa crédibilité devait être dans le négatif alors que le jeune homme se penchait pour reprendre son arme, ajustant en même temps sa cape pour ne pas trop la salir… sans succès. Crédibilité…tss… Cré-débilité, oui !
_________________ Il y a plus de la place pour les rêves, dans une tête vide... "Moi, glandeur ? Mais nooon... j'fais juste un peu de procrastination, c'est tout."Double-compte : Albéric |
|  | | Seles

Feuille de personnage Âge: 17 ans Couleur de dialogue: Dodger Blue Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Ven 20 Aoû - 16:04 | |
| Seles se penchait pour ramasser le sac qu’elle avait abandonné au pied du vieux chêne millénaire, plus tôt, avant de faire sa sieste. Quand soudain, une voix féminine l’interrompu dans son action, elle était alors à moitié baissé, et regardait légèrement derrière elle pour voir qui lui parlait. C’était une jeune fille brune, elle accompagnait le mage-bretteur qui était venu à son secours plus tôt. Seles ne l’avait pourtant jamais remarqué avant qu’elle ne lui adresse la parole, étrange… peut être n’était elle pas SI bien réveillé que cela ?
« Bonjour. Nous avons entendu crier tout à l'heure, cela provenait de cette direction. Était-ce vous ? »
Crier ? Seles se releva, son sac bien en main, et pencha la tête, pas sûre de bien comprendre la question. Quelqu’un avait crié ? Elle n’avait rien entendu du tout. Et ne se souvenait pas non plus d’avoir crié. Dans son sommeil sans doute ? Quoi qu’il en était, elle ne se souvenait de rien. Seles observa le petit truc sur son épaule. C’était un monstre de taille minuscule, aux allures reptiliennes et préhistoriques… un dragon ? Non, un bébé dragon plutôt. Vu la taille, celui-ci ne serait pas adulte avant des millions d’années… Mais peut être existe-t-il aussi une race de mini-dragons ? Elle se sentait curieuse, et avait envie de consulter un bon bouquin à ce propos. Seulement voilà, elle n’en avait pas… donc elle passerait outre cette envie. Elle allait alors répondre en commençant par lever le doigt vers l’inconnue, mais une autre voie l’interrompit de nouveau :
« Non, c’était juste l’Archiprêtre de l’Eglise de Froendür, haha ! »
Elle baissait immédiatement son doigt, ne sachant pas quoi faire d’autre que soupirer longuement. Rire ? On ne rit pas d’un homme d’église voyons ! Mais il venait d’être punie par un grand moment de solitude, oui ! Et son épée était même tombée ! Seles essaya de ne pas rire quand elle vu ce spectacle, et reposa ses yeux sur le chat. Le chat. LE CHAT. Il dormait ? Il était mort ? Que de bonheur alors ! En fait non, elle secoua sa tête, essayant de ne pas paraitre trop heureuse à une telle pensée. Par contre, elle aurait bien marché dessus pour l’aplatir un peu plus en carpette : une vraie fonction pour un félin selon elle. Son dresseur ne serait content en fait…
« Je n’ai pas crié, vous avez du rêver! Enfin je n’ai pas crié consciemment disons… Heuh, enfin merci de vous être dérangés en tout cas, je serais plus prudente, je suppose ? »
Elle haussa les épaules, renonçant à d’autres arguments, et continua sur sa lancée en s’avançant vers les étrangers. La fille avait la main à son épée encore, elle devait se méfier… Elle sourit donc pour détendre l’atmosphère.
] « Je m’appelle Seles. Et vous ? Qui êtes vous… tous ? »
Elle appuya son « tous » en fixant bien les deux animaux de compagnie. Pourquoi l’épée du bretteur n’était pas tombée sur le crâne du chat au juste ? Quelle injustice ! |
|  | | Eldorys

Feuille de personnage Âge: 17 ans. Couleur de dialogue: red Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Dim 22 Aoû - 13:40 | |
| [bon, j’essaie un RP en « tu » mais je suis pas du tout sûre d’accrocher, mais je changerais sans doute seulement au prochain topic si ça me plait pas, donc ne vous étonnez pas si c‘est mon seul RP à la deuxième personne]Un cri retentit dans la pénombre des bois, accompagné le bruit d’une grande toile blanche retombant doucement sur les arbres. Tu venais de t’arrêter. « Enfin », pensais-tu. Tu n’avais pas pu t’empêcher de crier quand tu t’étais dangereusement approché du sol et quand tu t’étais soudainement interrompue dans ton vol. Un coup d’œil autour de toi t’indiqua que tu te trouvais dans une forêt. Grande. Mais les arbres n’étaient pas du tout aussi impressionnants que ceux d’Akimelias. Au contraire, ils étaient même moins grands et les feuilles étaient d’un vert plus terne, malgré que l’on était en pleine saison des fruits. Mais soudain, tu t’interrompis dans le fil de tes pensées. La toile au dessus de toi commençait lentement à disparaître. Elle se… téléportait ? On ne t’avais jamais parlé de ça ! Fermant les yeux et serrant les dents dans une tentative d’éviter de crier, tu te préparas à l’inévitable. Et soudain tu chutas à environ un mètre du sol. Tu tombas sur tes genoux qui furent rapidement endoloris. Mais la douleur était encore supportable et tu parvins à te relever rapidement. Tu ne savais pas vraiment où aller. Tout autour de toi c’était des arbres. Ces arbres qui semblaient avoir plus de valeur que toi. C’est l’impression que tu en avais, à force. Tu te retins d’en brûler un avec peine, par pure rage, continuant ta route à travers la forêt sylvestre. Il valait mieux être sortit d’ici avant de faire ce genre de tentative. Ou trouver une clairière au moins. Sinon le feu pouvait te rattraper rapidement. Et puis, tu étais assez étonnée par ton nouvel environnement qui ne ressemblait qu’à moitié à la forêt d’Akimelias pour en oublier de lancer un sortilège de feu. C’était aussi rempli d’arbres mais ces derniers étaient moins grands et semblaient moins… magiques. Tu ne doutais cependant pas qu’il y avait des créatures ici, comme dans ta contrée natale. Mais à la vue de l’environnement, tu te demandais si c’était les mêmes créatures. Quand soudain tu aperçus une araignée sur un arbre proche alors que tu marchais à travers des feuilles. Tu grimaças devant la découverte que ce point là n’avait pas changé. Heureusement elle n’était pas très grande donc inoffensive. Et elle était déjà loin, tu avais accéléré le pas. Tu marchais bien depuis dix minutes. Tu n’avais toujours pas trouvé de personne civilisée. Ca ne changeait pas vraiment d’Akimelias. Pourquoi ces satanés habitants n’avaient pas pu t’emmener dans un endroit civilisé à la fin ? Tu avais envie de jurer contre eux. Et tu ne te retins pas bien longtemps.
- Saletés de… akimeliens !
Tu venais de trouver une merveilleuse insulte, n’est-ce pas ? Sauf qu’elle t’incluais. Et parler à voix haute dans la forêt n’était pas très conseillé. Heureusement, personne ne semblait t’avoir entendu. Et tu n’avais pas croisé de créature monstrueuse jusqu’à maintenant. À part l’araignée. Même que maintenant tu ne regardais plus aux arbres et marchait simplement rapidement droit devant toi, rapidement, et sans trop observer les alentours. Aujourd’hui encore tu le regrettes, n’est-ce pas ? Quand tu étais tombé bêtement à cause d’une racine. Pile au bon endroit d’ailleurs.
- Pourquoi ils ont mit des arbres partout ? Rah, ils m’énervent !
Tu ne pouvais plus retenir ta rage, en te relevant tu lanças une boule de feu vers le premier arbre que tu aperçus, à environ quatre mètres devant toi. Et c’est au même moment que tu t’aperçus qu’il y avait des gens autour de toi qui te regardais. Trois. Tu reculas de quelques pas sans vraiment d‘excuse.
- Oups, j’ai trébuché.
Tu eus un petit rire gêné alors que l’arbre brûlait sous tes yeux et que cela ne s’emblait pas du tout accidentel. D’autant plus que tu l’avais insulté juste avant. On allait encore te bannir ? Quelqu’un avait une bouteille d’eau ? Enfin, toi tu ne trouvais pas que c’était vraiment une grande perte et attendait surtout leur réaction. Même si tu continuais à reculer de quelques pas, apparemment prêt à t’enfuir en courant devant ta gaffe. Tu n'avais pas vraiment examiné les personnes autour de toi, cherchant plutôt, le plus discrètement possible, une issue de secours. |
|  | | Sarahnia Devengeen

Feuille de personnage Âge: 28 ans Couleur de dialogue: #400404 Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Lun 23 Aoû - 22:37 | |
| A peine eus-je formulé ma question qu'une réplique fusa aussitôt de la bouche du jeune homme... qui me fit hausser les sourcils. Et, à vrai dire, il me fallu plusieurs secondes avant de comprendre que c'était une blague. Et l'une des moins drôles que j'aie entendu. Oh là, n'allez pas croire que personne ne pratique l'humour dans mon entourage ! C'est plutôt à ce type d'humour que je ne m'attendais absolument pas. Et puis, ce n'est ni le lieu ni l'endroit, quoi ! Il commence à m'énerver le jeunot. Pourquoi ? Bon... probablement parce que j'ai de plus en plus de mal à le cerner. C'est quoi au juste ce... ce quoi ? Ce gosse ? Ce magicien ? Ce bretteur ? Je ne sais même pas si je dois le considérer comme un adulte ou pas. En tout cas, plus je le regarde et plus il m'énerve. Et voilà qu'il sort son épée sans raison, et pour la faire tomber ! Il nous fait quoi, là, un numéro de cirque ? Impossible qu'il fasse ça exprès pour dissimuler une quelconque puissance. Pourquoi ? Parce qu'il est vraiment trop c... débile, pour que ce soit feinté.
Mais bon... Calme-toi Sarah. Ce n'est qu'on gosse, d'accord ? On va se contenter de le considérer comme un gosse, c'est normal s'il a l'air d'un attardé, tout le monde ne peut pas être un voyageur expérimenté. Voilà, c'est bon, je me calme.
« Je n’ai pas crié, vous avez du rêver! Enfin je n’ai pas crié consciemment disons… Heuh, enfin merci de vous être dérangés en tout cas, je serais plus prudente, je suppose ? »
Je reporte mon regard sur la jeune fille, ça m'aidera au moins à oublier un instant l'autre zigoto, et hoche la tête lorsqu'elle formule son remerciement. « Ce n'est rien.» Elle n'a pas crié... consciemment ? Automatiquement ma méfiance augmente d'un mili-cran. Quelqu'un qui n'est pas conscient de ses actes est quelqu'un qui a une excuse pour se montrer agressif. Et puis aussitôt, je me sens idiote, et j'oublie cette pensée d'un instant. D'accord, elle est à coup sûr magicienne et peut-être pas humaine, mais cette simple phrase ne vaut pas d'être retenue à sa charge. Par contre, le ton de sa dernière phrase laisse à penser qu'elle n'a pas tout à fait confiance en ce qu'elle dit. Désintéressement, ou manque de confiance en elle ? Impossible de le dire aussi vite.
Sur ces mots, elle fait quelques pas dans ma direction. Elle jette un regard rapide à mon épée, toujours baissée, puis reporte son regard sur moi et m'offre un sourire. Elle veut gagner ma confiance. Juste pour montrer sa bonne foi, ou pour mieux nous surprendre plus tard ? J'hésite un instant. Mais je garde mon épée en main. Cependant, je l'abaisse encore un peu, jusqu'à ce que la pointe frôle l'herbe perçant le tapis de feuilles mortes, signe que j'ai bien reçu ses intentions amicales et que je les partage. Du moins un peu. Mais bon, rien ne me dit qu'elle saisira le message (il y a des jours où je gagnerais à être plus bavarde moi) et ce n'est pas bien grave. Elle reprend en donnant son nom, Seles, puis en nous demandant les nôtres. Logique pour une entrée en matière. Seles. Je grave son nom et tout ce que j'ai pu remarquer chez elle dans un coin de ma tête. Je note aussi son regard vers Argentine, qui lève aussitôt la tête avec curiosité, ainsi que son autre regard pour le familier du gamin. Bien qu'envers celui-ci elle ait l'air un peu... un peu différente, sans que j'arrive à dire en quoi.
« Je m'appelle Sarahnia. Et si tu te demandes son nom...»
J'accompagne mes mots d'un regard vers Argentine et d'un petit mouvement d'épaule qui le fait tressaillir. Il me regarde alors en se demandant vaguement la raison de mon geste incongru, mais mon attention s'est déjà reportée sur la jeune magicienne.
« Il s'appelle Argentine.
Mon regard se porte alors sur le gamin, là-bas. Histoire de lui faire comprendre que c'est à lui de décliner son identité, que nous soyons tous sur un pied d'égalité. A vrai dire, son nom ne m'intéresse pas plus que ça, mais cela peut toujours se révéler utile. Une information n'est jamais trop encombrante.
- Pourquoi ils ont mit des arbres partout ? Rah, ils m’énervent !
Je me retourne d'un coup, l'épée au clair. Quoi, encore quelqu'un ?! Je n'ai jamais vu autant de monde réuni par hasard dans cette forêt ! Mais mes pensées se retrouvent rapidement bien plus concentrées lorsque la fille qui vient d'apparaitre invoque une boule de feu. Une magicienne. Encore une. Le coin devient dangereux, là. Quatre magiciens sans bannière connue au même endroit... Dont une qui semble faire usage de sa magie sans vraiment se soucier des conséquences... Je n'ai plus qu'une envie : partir. Analyse de la situation.
La fille nous remarque, tous trois. Elle recule de trois pas en arrière. Elle parait désemparée, gênée.
- Oups, j’ai trébuché.
Je fronce les sourcils. Pourquoi dit-elle cela ? Je garde ma rapière bien droite, face à moi, clairement pointée dans sa direction. Je me suis mise sur mes gardes par réflexe, et je n'ai pas l'intention de baisser ma lame de sitôt. Qui est-elle ? Que fait-elle ? Pourquoi cet endroit précis attire-t-il les mages comme le charnier attire les mouches ? Aucune importance. La seule question d'importance est : à quel point est-elle dangereuse ? Elle semble déjà beaucoup moins agressive qu'au premier abord... D'ailleurs, plus je la regarde, et moins je la trouve dangereuse... Mais je ne me détends pas pour autant, les apparences sont trompeuses. Sinon, je me demande bien ce que cette magicienne ferait dans des vêtements aussi peu coûteux... et avec des chaussons panda aux pieds. En tout cas, si ces chaussons ont pour but de déconcentrer, l'effet est réussi au moins une seconde. Je resserre ma prise sur ma rapière, tout en me disant qu'entre le gamin perdu, la magicienne aux oreilles animales et cette autre magicienne surgie de nulle part affublée de chaussons panda, j'aurai au moins quelque chose à raconter en rentrant chez moi... _________________ "Notre monde est dangereux. Mais avec nous, vous êtes en sécurité. Je m'en porte garante personnellement au nom de tous les Mercenaires de l'Aube."
|
|  | | Numby Admin - Fondateur

Feuille de personnage Âge: 18 ans Couleur de dialogue: Steelblue Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Mer 25 Aoû - 14:35 | |
| La blague de Numby n’avait entraînée que soupirs et regards étranges. Eux non plus n’étaient pas sensibles à l’art de la vaseuse. Quel monde injuste, bouh. Ainsi, les deux jeunes filles continuèrent comme si ne rien avait été, alors que l’Azalyssien se demandait s’il existait quelqu’un d’assez artiste en ce monde pour comprendre et rire de ses blagues. Probablement pas.
« Je n’ai pas crié, vous avez du rêver! Enfin je n’ai pas crié consciemment disons… Heuh, enfin merci de vous être dérangés en tout cas, je serais plus prudente, je suppose ? »
C’était plutôt elle qui devait rêver, puisqu’elle dormait, haha ! Non, ça, ce ‘n’était même pas une vaseuse puisque c’était justement ce qu’il s’était passait, en fait. Et puis, ça voulait dire quoi, crier consciemment ? Mystère. Rien d’important, sans doute, vu que le jeune homme ne comprenait pas trop ce que l’hybride voulait dire par là. Eh oui, quand on ne comprend pas quelque chose, il y a deux solutions : se plaindre jusqu’à ce que quelqu’un nous aide à comprendre, ou alors laisser tomber. Comme le vasomancien avait la flemme de demander des explications –et qu’il trouvait les damoiselles austères, juste parce qu’elles n’avaient pas décelé l’humour de la boutade sur l’Archiprêtre de machin- il avait choisit la deuxième possibilité.
« Je m’appelle Seles. Et vous ? Qui êtes vous… tous ? »
L’adolescent allait enfin savoir à qui il avait à faire, au bout de cinq longues minutes ! Même s’il allait sans doute oublier leurs noms cinq minutes plus tard. La première à répondre fut la guerrière. En même temps, ils n’étaient que deux à avoir à se présenter, donc c’était soit le Möhzelan en premier, soit la fille à la longue rapière. Ca vous épate, toute cette logique, hein ? Etrangement, la bretteuse avait l’air un peu tendue. Sans doute était-elle pressée, ou alors craignait-elle les monstres…
« Je m'appelle Sarahnia. Et si tu te demandes son nom... Il s'appelle Argentine. »
Ah oui, elle aussi avait un familier. Un petit dragon blanc. Alors, c’était qui, déjà, Argentine ? La fille ou l’animal ? A moins que l’animal ne soit Seles et que… rah, zut, tant pis. Il les vouvoierait poliment, et c’est tout. Non seulement il ne passerait pas pour un con (quoique, c’est déjà fait), mais en plus, il passerait pour un garçon bien éduqué, un charmant gentleman, quoi (ou pas). Alors que le magicien vaseux allait décliner son identité tout en demandant à la fille en bleu comment elle avait eu ses oreilles, il fut interrompu subitement.
Pourquoi ils ont mit des arbres partout ? Rah, ils m’énervent !
Il ne savait pas qui était chaussons-panda, mais Numby approuvait. D’accord, c’était une forêt ! Mais était-ce là une raison pour un tel regroupement d’arbres, hein ? Bon, même malgré cela, Etherlys eut un sursaut quand chaussons-panda provoqua en feu de forêt. L’avait-elle fait exprès ?
Oups, j’ai trébuché.
Non, elle avait juste trébuché. Exactement comme l’Azalyssien quand il avait failli embraser un bosquet en s’entraînant secrètement à la magie offensive. Mais heureusement, lui ne s’était jamais fait pincer ! Ha ha ha ! Enfin, vu l’air bizarre [comme le Pokémon] de Sarahina, il se dépêcha de donner son nom. Aussi, il espérait apaiser l’atmosphère, afin que pyromane-panda ne se fasse pas gronder alors qu’elle ne l’avait pas fait exprès. Pis bon, tant pis si sa présentation foirait aussi, il avait déjà perdu toute crédibilité depuis quelques minutes. Tant pis. Alors que les bois flambaient, l’adolescent annonça comme si ne rien était :
« Moi, c’est Numby. Jeune aventurier-épéiste-mage en quête de gloire. » Il tourna la tête vers le félin endormit. « Lui, c’est l’indomptable, le redoutable Pompom, mon chat adoré. » En réalité, ça n’était pas vraiment un chat. Et Numby lui-même n’en savait que peu sur la réelle identité de la race de son ami. [Mais pas d’inquiétude, je ferai un article dans la bibli à l’occasion !]
Sur le papier, cette présentation sonnait bien. Même si tout le monde ici présent avait maintenant la preuve ultime que le bretteur était un peu gâteux avec son chachat. Enfin, ça aussi, ils devaient déjà l’avoir remarqué. C’est sûr que complimenté un chat en plein combat et lui faire un gros câlin à peine le monstre parti ne laisse aucun doute sur l’amour d’un maître pour son compagnon. [Pas de sous-entendus zoophiles, merci] Puis, il s’adressa à chaussons-panda qui n’avait pas eu à dire son nom, ELLE. Enfin, elle était peut-être timide.
« Pour l’incendie, t’en fais pas. Je vais arranger ça. » Ré-invoquant son vase magique et le plaçant sur son épaule à la manière d’un bazooka, le jouvenceau tira une énorme boule de neige magique sur les arbres enflammés. Les flammes s’éteignirent dans un torrent de vapeur. La végétation était bien mal en point : d’abord du feu, puis un froid inadapté… les pauvres plantes.
« Wouaaah, je crois que je vais faire une pause moi. C’est épuisant d’utiliser sa magie comme ça. » Bravo, Numby ! Tout le monde sait que tu es un fainéant, maintenant !
« Sympa, les chaussons. »
_________________ Il y a plus de la place pour les rêves, dans une tête vide... "Moi, glandeur ? Mais nooon... j'fais juste un peu de procrastination, c'est tout."Double-compte : Albéric |
|  | | Seles

Feuille de personnage Âge: 17 ans Couleur de dialogue: Dodger Blue Inventaire:
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup... ah zut Dim 5 Sep - 15:53 | |
| Ca n’est pas facile de se faire des amis quand on est un hybride, alors la meilleure façon de le faire est de se montrer a-mi-cal-e. Seles tentait par tous les moyens qu’elle possédait, de faire tomber l’épée de cette charmante bretteuse, chose qui arriva en fin de compte, elle avait complètement baissée son arme au sol, elle avait comprit. Seles ne voulait pas de mal aux humains qui ne lui faisaient aucun mal. Elle ne cessait de fixer le dragonneau par ailleurs, et la dresseuse de ce dernier l’avait remarqué. Non, elle ne le mangerait pas. Les dragons, même jeunes, sont réputés pour avoir des écailles aussi solides que les diamants. On a beau dire que les dragonneaux sont plus tendres avec leurs écailles mal durcies, beaucoup de loups y ont laissés des dents. Elle ne s’y risquerait pas. La jolie dame parla ensuite, répondant à Seles :
« Je m'appelle Sarahnia. Et si tu te demandes son nom...»
Elle se tourna vers le truc écailleux sur ses épaules, et le nomma « Argentine ». Etonnant comme nom de familier, mais bon, chacun fait ce qu’il souhaite n’est ce pas ? Des paroles vinrent alors interrompre la conversation, alors même que le bretteur n’avait pas eu le temps de se présenter. C’était une voix féminine, et plutôt enragée qui plus est. Les oreilles de Seles remuèrent sous sa capuche sous les cris stridents de la personne, elle se donna alors une petite tape sur la tête pour les « calmer ». Eh, on allait la prendre pour une folle non ? Non ! Puisqu’elle accompagnait son geste d’une parole plutôt censée :
« Qui peut bien crier de la sorte ? C’est embêtant pour la tranquillité de la forêt, non ?
Et voilà comment on se débarrasse d’un mauvais tic aux yeux des autres. La folle fille qui venait de lancer une boule de feu sur un arbre innocent, se tourna alors vers le groupe, elle n’avait pas l’air de les avoir remarqué avant, et semblait gênée. Elle fit quelques pas en arrière et commença à s’excuser un peu.
- Oups, j’ai trébuché.
Trébuché? Elle n’était même pas tombée ! Sarahnia venait de re-dégainer son épée, et pointait l’intruse avec. Elle ne connaissait rien d’autre que la violence alors ? Triste à dire dans ce cas… la psychologie, ça aidait beaucoup aussi ! Par exemple, Seles pourrait lui dire qu’elle n’avait pas trébuché, et qu’elle se cachait derrière un mensonge profond pour se voiler la face et ne pas souffrir, mais ça ne fonctionnerait pas ! Ahem… il fallait faire quelque chose pour l’incendie non ? Avant que toute la forêt ne parte en fumée ! Seles avait bien une idée de sort derrière la tête mais une voix masculine perça le silence :
« Moi, c’est Numby. Jeune aventurier-épéiste-mage en quête de gloire. » « Lui, c’est l’indomptable, le redoutable Pompom, mon chat adoré. »
Disait-il en se tournant vers le familier endormi. Alors la future carpette se nommait Pompom ? Seles ne pût s’empêcher de rire en entendant le nom du familier, c’était ridicule mais en même temps, le ridicule lui allait si bien~ Après tout, c’était un félin ! Et elle un demi-canidé… Mais le fait de connaitre son nom n’aiderait en rien à éteindre ce début d’incendie n’est ce pas ? Alors que Seles se remémorait le sort de pluie glacée dans la tête, le bretteur mage Numby venait de poser son vase sur son épaule. Aie ? Il allait donc s’occuper de l’incendie. Seles stoppa sa recherche de sort et admira l’efficacité rare du mage. Une boule de neige venait d’éteindre l’incendie… cool ! Mais monsieur se plaignait d’être fatigué, alors Seles se permit une remarque tandis qu’il fixait la femme aux chaussons panda.
« Si vous laissiez les autres faire aussi…Moi aussi je peux invoquer de la glace !
Elle forma dans sa main droite une charmante sphère d’eau qui semblait se congeler petit à petit. Une fois finit, la balle fût envoyée dans les airs, et si le hasard faisait bien les choses, elle atterrirait sur le crâne du familier chat ? Ce serait bien ! Et alors que la jeune nouvelle cherchait une sortie sans être vue, Seles l’interrogea :
« Et à part cramer la forêt, vous êtes qui ? |
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